saint jean du gard

Saint-Jean-du-Gard est une petite ville des Cévennes méridionales, située dans le département du Gard, en région Occitanie.

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Elle est considérée comme la « Perle des Cévennes ». Ses habitants sont appelés les Saint-Jeannais.

Saint-Jean-du-Gard est situé au pied de la corniche des Cévennes, dans le Gard non loin d’Alès et de Nîmes, traversé par le Gardon de Saint Jean.

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Située au croisement de la Vallée Borgne et de la Vallée française, la commune a une superficie de 4 164 hectares pour une population de 2 696 habitants en 20121. La population peut largement dépasser les 10 000 habitants l’été.

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Histoire

Bien que Saint-Jean-du-Gard ait gardé des traces de vie datant du néolithique, comme en témoignent de nombreux dolmens et autres grottes, l’histoire de cette commune commença réellement au XIIe siècle avec la création d’un monastère par les Bénédictins de Saint-Gilles. La première mention de Saint-Jean-du-Gard fut inscrite dans une bulle papale (San Johannis de Gardonnenca cum villa) au début du XIIe siècle.

Tout d’abord dénommée Saint-Jean-de-Gardonnenque, la commune fut très influencée par le protestantisme au XVIe siècle et fut un haut lieu de résistance des Camisards dès 1685, après la révocation de l’édit de Nantes ce qui en fait la première révolution civile de l’histoire.

Le roi fera élever, dès 1703, des fortifications de plus de cinq mètres de hauteur pour empêcher les Camisards de communiquer avec la population. On peut voir, aujourd’hui encore, l’ancien tronçon dans la rue des Paillons qui était bordée d’une fortification sur la place Rabaut-Saint-Étienne, face à la rue Combe Dase. Trois grandes portes d’entrées étaient alors érigées ; l’une de ces portes est encore visible au château de Saint-Jean-du-Gard. Cette résistance dura pratiquement 3 ans, opposant 5 000 Camisards à 35 000 dragons de l’armée royale.

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Brion-du-Gard2.

La ville connut une grande période de prospérité à partir du XIXe siècle jusqu’au milieu du XXe siècle grâce à l’élevage du ver à soie et la culture du mûrier qui permet de nourrir ce dernier. Au plus fort de cette période la ville ne comptait pas moins de 21 filatures, dont la plus connue reste la filature Maison Rouge. En 1965, La Maison Rouge ferma, coïncidant avec la fin de cette période prospère pour la commune.

À la fin des années 1960, la « vallée des Camisards » où coule le Gardon de Saint-Jean a failli être submergée à 3 km en amont de la ville par le « projet de barrage de Saint-Jean-du-Gard » (aménagement écrêteur de crue, d’une hauteur prévue de 60 m, proposé dans le cadre du Plan de défense contre les inondations du Languedoc établi par le service des ponts et chaussées du Gard3). Ce projet a été abandonné à la suite d’une forte mobilisation de la population contre ce projet (mobilisation étudiée par Françoise Clavairolle (2008)4 qui a dans ce cas repéré quatre types d’argumentaires : écologiques (modifications des températures et taux d’oxygène de l’eau, fragmentation écologique mettant en péril les migrations et les habitats des poissons, menaces pour une biodiversité en partie rare et fragiles (Castor fiber, héron cendré, orchidées et cyclamens5), socio-économiques, techniques et symboliques)

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La ville de Saint-Jean-du-Gard vit maintenant en grande partie du tourisme. Un train à vapeur parcourt notamment la ligne de Saint-Jean-du-Gard à Anduze, avec un arrêt à la Bambouseraie qui attire chaque année près de 150 000 voyageurs6.

Héraldique