alès

Alès (prononcer /alɛs/) est une commune française située dans le département du Gard, en région Occitanie. Elle est considéréeNote 1 comme la « capitale » des Cévennes.

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Forte de 39 993 habitants (2014) et d’une densité de 1 727 hab./km2, Alès est la seule commune du département à dépasser une densité de 1 000 hab./km2. Par sa population, elle est la deuxième commune du Gard et la treizième d’Occitanie. Ses habitants sont appelés les Alésiens et Alésiennes

 

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Située à 40 km au nord-nord-ouest de Nîmes, la ville d’Alès est édifiée dans une boucle du Gardon d’Alès dans la plaine, au pied des Cévennes. La cité cévenole constitue une bonne base de départ pour la découverte des Cévennes. La ville subit une extension géographique vers le sud.

Le climat à Alès est méditerranéen, c’est-à-dire de type Csa selon la classification de Köppen-Geiger. Les saisons sont bien marquées, les hivers sont doux et pluvieux et les étés sont chauds et secs

En 1629, Louis XIII assiège la ville, alors haut-lieu de la résistance protestante, qui capitule après neuf jours. Le dimanche 17 juin 1629 au matin, Alès se rend, les quelque 2 300 hommes présents en ses murs ne purent rien devant l’armée du roi. Louis XIII fait son entrée à la tête de ses troupes par la porte de la Roque, accompagné par Richelieu en habit militaire. Les huguenots furent autorisés par le roi à partir pour Anduze contre la promesse expresse de ne plus porter les armes contre le roi. Le , Richelieu accorda aux protestants la paix d’Alès ou l’Édit de grâce. Cet édit, qui leur retirait les places fortes mais leur confirmait les garanties religieuses de l’édit de Nantes, a été signé par Richelieu au camp de Lédignan. Louis XIII aurait logé à l’auberge du Coq Hardi, dans la Grand’Rue. Cette rue, aujourd’hui disparue comme tout le quartier, se situait au bas de l’actuelle rue Jules-Cazot. On peut voir le blason au restaurant du Coq Hardi, rue Mandajors.

Un fort de type Vauban, à l’instar de la citadelle de Montpellier, fut bâti après la révocation de l’édit de Nantes sur un point haut de la vieille ville, à l’emplacement des anciens châteaux des seigneurs afin d’y installer une garnison au milieu de la zone tenue par les protestants. Il a abrité un temps une maison d’arrêt. Dans les premières années du XVIIIe siècle éclata la révolte populaire dite « des Camisards ». En 1694 a été créé, sur ordre de Louis XIV, l’évêché d’Alès, dont les titulaires les plus actifs furent Mgr Charles de Bannes d’Avéjan et Mgr Jean-Louis du Buisson de Beauteville. Le dernier évêque, Mgr Louis-François de Bausset, abandonna son poste pendant la Révolution et l’évêché fut supprimé peu après, en 1790.

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Alès fut l’un des berceaux des charbonnages des Cévennes, à l’époque de Pierre-François Tubeuf et des premiers entrepreneurs du charbon français. Le charbon de terre est exploité depuis au moins le XIIIe siècle. La pénurie de bois qui survient au XVIIIe siècle stimule son exploitation. Le charbon est utilisé pour la production de chaux qui nécessite la cuisson de roche calcaire. Le charbon permet aussi de produire de l’acier. Ces exploitations étaient alors artisanales et indépendantes.

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En 1773, l’entrepreneur Pierre-Francois Tubeuf obtient la concession exclusive des mines dans toute la région des Basses-Cévennes. Il fait creuser de nouveaux puits plus profonds et plus sophistiqués : systèmes de ventilation et de drainage. En 1788 Tubeuf crée la verrerie de Rochebelle et confie la gestion à l’abbé Bérard. Tubeuf rentre en conflit avec les propriétaires terriens, et finalement, il est chassé en 1786. La concession dite de Rochebelle et Cendras est toutefois renouvelée à sa veuve et ses enfants en 1802.

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1828 : cession à Bérard pour sa société d’exploration de mines qui est en train de créer les forges et fonderies de Tamaris, puis création de la société civile de Rochebelle et Trélys.

1834 : absorption par la Cie des Fonderies et Forges d’Alais qui exploite principalement pour l’usage de ses usines.

À partir du milieu du XIXe et jusqu’au milieu du XXe siècle, l’histoire de la ville est intimement liée à l’extraction du charbon. Elle va devenir un important centre industriel de la région surtout à partir de 1840, date à laquelle Alès est relié par la ligne de chemin de fer BeaucaireLa Grand-Combe (une des premières en France) grâce à Paulin Talabot. D’autres lignes furent ensuite créées pour transporter le charbon, notamment la ligne Alès-Bessèges. La ville d’Alès est alors le pôle principal du bassin houiller des Cévennes.

Le , une ordonnance royale institua à Alès une école pratique destinée à former des maîtres-ouvriers-mineurs. Ce n’est qu’en novembre 1845 que la première promotion fut installée dans les locaux du collège d’Alès. Cet établissement est aujourd’hui une école d’ingénieurs réputée, l’école des Mines d’Alès.

1873 : modification du nom en Cie des Mines, Fonderies et Forges d’Alais.

1878 : séparation difficile des activités et création avec des capitaux lyonnais de la S.A. des Houillères de Rochebelle qui renouvelle les installations, creuse de nouveaux puits de mine etc. Nationalisation en 1946 au sein des Houillères du Bassin des Cévennes (secteur sud). Concentration progressive sur le siège modernisé de Ladrecht (puits Fontanes et Destival).

Le site de Rochebelle, dans la commune, sur la rive droite du Gardon, a cessé son activité en 1968, celui de Ladrecht en 1985.

Du 5 mai 1980 au 10 juin 1981, une grève des mineurs de Ladrecht, fut la plus longue d’Europe avec occupation du fond (13 mois). Une grande peinture symbolique en solidarité avec les mineurs a été réalisée en 1981 sur le mur de soutènement en béton du puits Fontanes.

Aujourd’hui, si le chevalement métallique de Fontanes sur l’ancienne mine de Ladrecht a pu être sauvegardé dans le cadre de la Communauté de Communes du Grand Alès, si la molette du puits Destival a trouvé une place sur un rond-point de Saint-Martin-de-Valgalgues, le chevalement béton du puits Destival, très dégradé, présentait un danger pour les personnes qui travaillent sur le site (chutes de blocs de béton). Aussi, après consultation des collectivités, les autorités ont décidé de le démolir. Au cours de la démolition, le bâtiment voisin affecté à la collecte des déchets de la Communauté de communes a d’ailleurs été très sérieusement endommagé.

Il était cependant important de maintenir sur ce lieu, le souvenir de l’histoire industrielle et sociale ancrée dans la mémoire collective des populations du bassin minier d’Alès et de sa région.

Au nord-ouest de la ville, aux portes des habitations, s’élève le mont Ricateau (du nom d’un ancien directeur des houillères locales), crassier de l’ancien site minier de Rochebelle. Depuis un incendie de forêt (24 juillet 2004), ce terril est entré en combustion souterraine.

Production de soie

En juin 1865, Jean-Baptiste Dumas fait appel à son ancien élève, Louis Pasteur pour venir étudier une maladie inconnue qui décime les élevages de vers à soie. Louis Pasteur arrive à Alès le 7 juin 1865 et s’installe à la magnanerie de Pont de Gisquet10 sur la route qui mène à Saint-Jean-du-Pin. Après quatre années de recherche, il découvre comment identifier les papillons malades et permet ainsi leur éradication avant que tout l’élevage ne soit infesté. Il sauve ainsi en partie l’industrie de la soie dans les Cévennes. Mais elle déclinera à cause de la concurrence asiatique, amplifiée par l’ouverture du Canal de S