centre de tourisme équestre de Paris

Au milieu du Bassin parisien, deux îles sur la Seine constituent le cœur historique de Paris : l’île de la Cité à l’ouest et l’île Saint-Louis à l’est. La ville s’étend de part et d’autre du fleuve, sur une superficie environ deux fois supérieure au nord, sur la rive droite, à celle au sud, sur la rive gauche.

Plusieurs reliefs composés de buttes-témoin gypseuses forment de petites colliness 1 : sur la rive droite Montmartre (131 m), Belleville (128,5 m), Ménilmontant (108 m), les Buttes-Chaumont (103 m), Passy (71 m) et Chaillot (67 m) ; sur la rive gauche Montparnasse (66 m), la Butte-aux-Cailles (63 m) et la Montagne Sainte-Geneviève (61 m). Paris intra-muros, délimitée de fait en 1844 par l’enceinte de Thiers, puis administrativement en 1860 par l’annexion de communes ou de leurs quartiers, est aujourd’hui séparée de ses communes limitrophes par une frontière artificielle4, le boulevard périphérique, voie rapide urbaine de 35 km. Les accès routiers se font par les portes de Paris ou par les routes et autoroutes qui rejoignent cette rocade, dont la couverture progressive permet de mieux ouvrir Paris à son agglomération.

Au-delà de l’enceinte de Thiers, deux grands espaces boisés ont été aménagés par le baron Haussmann, préfet de la Seine de 1853 à 1870, sur des communes voisines, avant d’être rattachés à Paris en 1929 : à l’ouest, le Bois de Boulogne (846 hectares, 16e) et à l’est, le Bois de Vincennes (995 hectares, 12e), ce qui porte le périmètre de la ville à 54,74 km. Paris s’étend également sur l’héliport (15e arrondissement). Plus anecdotique, depuis 1864, la ville de Paris est propriétaire du domaine entourant les sources de la Seine5, à 231 km de la ville.

La superficie de la ville de Paris est deb 6 105,40 km2 (113e rang des communes de France métropolitaine), celle de son unité urbaine de 2 845 km2, rassemblant 10 354 675 habitants en 2008 répartis, en 2010, dans 412 communes d’Île-de-Franceb 7.

Le point zéro des routes de France est matérialisé par une dalle située devant Notre-Dame de Paris.

Le Bassin parisien, constitué il y a 41 millions d’années, forme un grand ensemble de couches sédimentaires successives. C’est un bassin marin épicontinental reposant sur des massifs datant du paléozoïque, les Vosges, le Massif central et le Massif armoricain. Avec la formation des Alpes, le bassin se referme mais reste ouvert vers la Manche et l’océan Atlantique, préfigurant les futurs bassins fluviaux de la Loire et de la Seine. À la fin de l’Oligocène, le Bassin parisien devient continental8.

En 1911, Paul Lemoine montre que le bassin est composé de strates disposées en cuvettes concentriques9,10, puis des études approfondies sur des données sismiques, des forages et des puits confirment les strates en cuvettes concentriques, mais avec des objets complexes comme des failles. Les formations du relief parisien se situent dans les couches du Mésozoïque et du Paléogène (ère tertiaire) et ont été élaborées par l’érosion. La première strate datant de l’ère tertiaire est constituée d’alluvions de la Seine d’époque moderne. Les plus anciens dépôts sont des sables et des argiles datant de l’étage sparnacien présent dans le 16e arrondissement d’Auteuil au Trocadéro. Mais l’étage le plus connu est le Lutétien, riche en gypse et en calcaire11.

Le sous-sol parisien se caractérise par la présence de nombreuses carrières de calcaire, gypse et pierre meulière. Certaines ont été utilisées comme catacombes et forment l’ossuaire municipal, dont une partie est ouverte au public. Le calcaire a été exploité jusqu’au XIVe siècle sur la rive gauche, de la place d’Italie à Vaugirard, et son extraction s’est aujourd’hui déplacée vers l’Oise, à Saint-Maximin par exemple12. L’exploitation du gypse a été très active à Montmartre et Bagneux.

Le « tourisme », dans le sens moderne du terme, n’a pris d’ampleur qu’à la suite de l’apparition du chemin de fer, au cours des années 1840. Une des premières attractions fut, dès 1855, la série d’expositions universelles, autant d’occasions d’édifier à Paris de nombreux nouveaux monuments, dont le plus célèbre est la tour Eiffel, érigée pour l’Exposition de 1889. Ceux-ci, en plus des embellissements apportés à la capitale sous le Second Empire, ont largement contribué à faire de la ville elle-même l’attraction qu’elle est devenue.

Mais si Paris est aujourd’hui la capitale la plus visitée au monde, elle est jugée comme l’une des moins accueillantes et des plus chères : selon une enquête137 sur soixante villes auprès de 14 000 personnes à travers le monde138, elle se situe à la première place pour la beauté et le dynamisme, mais en fin de classement en ce qui concerne la qualité de l’accueil (52e sur 60) et les prix pratiqués (seulement 55e139).

La région parisienne accueille environ 42 millions de touristes par an140 et Paris intra-muros environ 28 millions141 dont approximativement 17 millions d’étrangers142, ce qui fait d’elle la ville la plus visitée au monde143,140. Elle est également l’une des villes organisant le plus de congrès internationaux144. En 2009, les cinquante premiers sites culturels de la ville ont enregistré 71,6 millions d’entrées en 2010, un chiffre en légère augmentation par rapport à 2008145146.

Paris compte plus de 1 800 immeubles classés ou inscrits à l’inventaire des monuments historiques, dont près de cent lieux de culte. Les monuments les plus célèbres de Paris datent d’époques variées. Ils se trouvent souvent dans le centre et sur les rives de la Seine. Les quais de Seine du Pont de Sully au Pont de Bir-Hakeim constituent l’un des plus beaux paysages fluviaux urbains et sont d’ailleurs classés à l’inventaire du patrimoine mondial de l’UNESCO. On y trouve notamment, d’est en ouest : Notre-Dame, le Louvre, les Invalides, le pont Alexandre-III, le Grand Palais, le musée du quai Branly, la Tour Eiffel et le Trocadéro. Plus à l’est, d’importants édifices contemporains ont été construits (le ministère des Finances, le site François Mitterrand de la bibliothèque nationale de France, etc.).

On trouve sur l’île de la Cité des monuments anciens emblématiques. La cathédrale Notre-Dame, de style gothique, principalement bâtie du XIIe siècle au XIIIe siècle, a été très restaurée au XIXe siècle et sa façade occidentale nettoyée à la fin du XXe siècle. Elle est symboliquement le noyau de Paris et les distances routières françaises sont mesurées à partir de son parvis. L’ancien palais de la Conciergerie fut le siège du pouvoir royal jusqu’au règne de Charles V, dans la seconde moitié du XIVe siècle. Une partie du bâtiment fut dès lors aménagée en prison et fut notamment le lieu de détention d’illustres personnalités de l’Ancien Régime avant leur exécution, lors de la Révolution française. La Sainte-Chapelle, construite à proximité de la Conciergerie, est considérée comme un chef-d’œuvre de l’architecture gothique. Le pont Neuf, à l’extrémité occidentale de l’île et datant de la fin du XVIe siècle, est le plus vieux pont de Paris en l’état.

Des monuments de style classique marquent également le centre de Paris de leur empreinte. La chapelle de la Sorbonne au cœur du quartier latin, a été construite au début du XVIIe siècle. Le Louvre, résidence royale, a été embelli au XVIIe siècle et plusieurs fois retouché par la suite. L’Hôtel des Invalides, avec son fameux dôme doré, fut érigé à la fin du XVIIe siècle dans les faubourgs de la ville par un Louis XIV soucieux d’offrir un hospice aux soldats blessés. Il abrite depuis le 15 décembre 1840 les cendres de Napoléon Ier et son tombeau depuis le 2 avril 1861147. Le Panthéon, édifié quant à lui à la fin du XVIIIe siècle à proximité de la Sorbonne, est devenu sous la Révolution un temple civil où des Français illustres sont enterrés.

Le patrimoine du XIXe siècle est très abondant à Paris avec notamment l’Arc de Triomphe, les passages couverts, le Palais Garnier, construit à la fin du Second Empire et au début de la Troisième République et qui abrite l’opéra de Paris, et la Tour Eiffel, construction « provisoire » érigée par Gustave Eiffel pour l’Exposition universelle de 1889 mais qui ne fut jamais démantelée. Elle est devenue le symbole de Paris, visible de la plupart des quartiers de la ville et parfois de la proche banlieue.

Au XXe siècle, de nombreuses réalisations des plus grands architectes parsèment les rues de Paris : Guimard, Plumet148 ou Lavirotte, références de l’Art nouveau en France, puis celles de Mallet-Stevens, Roux-Spitz, Dudok, Henri Sauvage, Le Corbusier, Auguste Perret, etc. pendant l’entre-deux-guerres.

L’architecture contemporaine à Paris est représentée par le Centre Pompidou, édifice des années 1970 qui abrite le musée national d’art moderne ainsi qu’une importante bibliothèque publique librement accessible, par l’institut du monde arabe ouvert en 1987 ou encore par les importantes réalisations voulues par le président François Mitterrand : la bibliothèque nationale de France dans le nouveau quartier de Paris Rive Gauche en plein développement, l’opéra Bastille et, probablement la plus célèbre, la pyramide du Louvre, œuvre de l’architecte Ieoh Ming Pei érigée dans la cour du Louvre. Plus récemment, le musée du quai Branly, ou musée des arts et civilisations d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et des Amériques dessiné par Jean Nouvel et inauguré en 2006, a encore enrichi la diversité architecturale et culturelle de la capitale.

La butte Montmartre et le Sacré Cœur vus du Centre Georges-Pompidou

C’est dans la cour du Louvre que débute l’axe historique de Paris : il s’agit d’un alignement monumental d’édifices et de voies de communication partant du cœur de la ville en direction de l’ouest. Il commence à la statue de Louis XIV dans la cour principale du palais du Louvre, passe sous l’Arc du Carrousel et se poursuit à travers le jardin des Tuileries, la place de la Concorde, les Champs-Élysées et aboutit à l’Arc de Triomphe au milieu de la place Charles-de-Gaulle (ancienne place de l’Étoile). À partir des années 1960, la perspective fut prolongée plus à l’ouest par la construction du quartier d’affaires de La Défense, quartier où se situent la plupart des plus hauts gratte-ciel de l’agglomération parisienne. La perspective est parachevée en 1989 par la construction de l’Arche de la Défense.

La tour Montparnasse et la basilique du Sacré-Cœur au sommet de la butte Montmartre sont, de par leur hauteur, des points de repère importants dans le ciel parisien. Cette dernière est un des lieux emblématiques de Paris et accueille de nombreux visiteurs, en particulier autour de la place du Tertre où se tiennent des peintres et caricaturistes.

Dans les années 1960, le ministre des affaires culturelles André Malraux lance une grande campagne de ravalement des façades149, ce qui fait dire au cinéaste François Truffaut : « À partir du blanchiment de Paris, c’est devenu très difficile de montrer Paris tel qu’il avait été avant150 ».

Paris comporte 463 parcs et jardins dont le Bois de Boulogne et le Bois de Vincennes et quatorze cimetières arborés. On trouve des jardins anciens dans le cœur de Paris, comme ceux des Tuileries et du Luxembourg. Le jardin des Tuileries a été créé au XVIe siècle, sur la rive droite de la Seine, à proximité du Louvre pour le palais éponyme aujourd’hui disparu. Le jardin du Luxembourg, sur la rive gauche, était autrefois une dépendance privée du château construit pour Marie de Médicis vers 1625. Le jardin des Plantes, institué par Guy de La Brosse, le médecin de Louis XIII, pour la culture des plantes médicinales, fut quant à lui le premier jardin public de Paris.

C’est toutefois au Second Empire que les jardins parisiens doivent l’essentiel de leur physionomie actuelle. La création d’espaces verts fut une facette importante de la politique d’aération d’une ville où s’entassait une population en rapide augmentation. Sous la conduite de l’ingénieur Jean-Charles Alphand et du paysagiste Jean-Pierre Barillet-Deschamps, un nouveau type de jardin voit le jour. Le bois de Boulogne et le bois de Vincennes, alors à l’extérieur de Paris, sont aménagés : situés respectivement à l’extrême ouest et à l’extrême est de Paris intra-muros, ils constituent aujourd’hui, et de loin, les espaces verts les plus étendus de la ville. Certains jardins du centre sont réaménagés et des squares de quartier sont créés. Dans les quartiers plus récents, d’importants parcs sont dessinés, Monceau (autrefois connu sous le nom de « folie de Chartres »), Montsouris, les Buttes-Chaumont ont été conçus par l’ingénieur de Napoléon III.

Depuis les années 1980, plusieurs espaces verts ont été aménagés dans des zones d’activités désaffectées. Le parc de la Villette, imaginé par l’architecte Bernard Tschumi à l’emplacement des anciens abattoirs de Paris, est aujourd’hui le plus grand parc de Paris intra-muros. Durant les années 1990, le parc de Bercy, le parc André-Citroën, celui de Belleville et d’autres encore ont vu le jour. Des jardins familiaux ou éducatifs ont également agrémenté la périphérie de la ville le long de l’ancienne ligne ferroviaire circulaire de « petite Ceinture ». Les jardins d’Éole inaugurés en 2007 et la première phase du parc Clichy-Batignolles en 2008, sont les plus importants parcs créés à Paris dans les années 20

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La Garde républicaine est une subdivision de la gendarmerie nationale qui assure des missions d’honneur et de sécurité au profit des plus hautes autorités de l’Etat ainsi que des missions de sécurité au profit du public. Elle concourt également au rayonnement culturel de la France avec ses formations musicales et ses formations spéciales. Enfin, elle exécute des missions d’assistance, de formation et de coopération, tant en France qu’à l’étranger.

Subordonnée à la Région de gendarmerie d’Île-de-France, elle est composée en 2013 de 2 859 hommes et femmes, militaires et civils1 (contre 3 200 dans les années 2000), sur un total de 105 000 personnels pour l’ensemble de la gendarmerie. Elle est constituée d’un régiment de cavalerie, de deux régiments d’infanterie et de formations musicales qui comprennent notamment un l’orchestre et le chœur de l’armée française. Depuis 2010, elle est commandée par le général de division Philippe Schneider.

Intrinsèquement liée à Paris, elle n’abandonne qu’en 1978 le nom de « Garde républicaine de Paris », acquis en 1870. Les gardes portent sur leur uniforme un écusson aux armoiries de la ville.

Le siège de l’État-Major de la garde Républicaine se trouve au quartier des Célestins dans le 4e arrondissement de Paris

Les missions de la Garde républicaine entrent dans trois catégories5 :

  • Les missions d’honneur : assurer le protocole militaire de l’Etat
  • Les missions de sécurité :
    • Assurer la sécurité des palais nationaux
    • Contribuer à la sécurité publique générale
  • Les missions culturelles, de formation et de coopération : contribuer au rayonnement de la France

Les missions d’honneur ou de prestige sont celles qui attirent le plus l’attention du public mais en fait, 80% des missions de la Garde républicaine sont des missions de sécurité6.

Missions de sécurité du régiment de cavalerie

Gardes républicains à cheval patrouillant dans la Cour carrée du palais du Louvre

En sus des escortes, le régiment de cavalerie assure les missions suivantes :

  • patrouilles à cheval dans Paris et les massifs forestiers du bassin parisien mais également autour du château de Chambord et en Nouvelle Calédonie. Le régiment s’appuie sur une dizaine de poste permanents dans le bois de Boulogne, le bois de Vincennes et les forêts de Chambord, Senlis, Maison-Lafitte, L’isle-Adam, Fontainebleau, Rambouillet, Saint-Chéron et Chantilly. Des patrouilles quotidiennes sont également assurées dans les rues de Paris. Enfin, à la demande de certaines municipalités, certains gardes assurent des patrouilles à cheval de juin à septembre.
  • Surveillance des sites et aires de stationnement pendant les grands sommets (G8, G20…)
  • Mise en œuvre de dix-huit postes à cheval saisonniers pendant la période estivale (souvent répartis sur le littoral).
  • Services d’ordre lors de certaines manifestations sportives (Parc des Princes ou Stade de France)
  • Sécurité des parcs ostréicoles en Normandie
  • Surveillance des vendanges en Champagne (et lutte contre le travail clandestin)

Le régiment de cavalerie effectue plus de 10 000 patrouilles par an et remplit près de 80 missions nécessitant la projection au moins d’une escouade, soit l’équivalent de six cavaliers et de leurs montures.

De plus, chacun des trois escadrons du régiment de cavalerie maintient en alerte à tour de rôle un peloton d’intervention à cheval (PIC) de 24 cavaliers susceptibles d’être déployés sur l’ensemble du territoire lorsque le cheval apporte une plus-value recherche de personnes en milieu forestier, surveillance de zones difficiles d’accès, sécurité de grands rassemblements ou de secteurs touristiques

Enfin, quelques gardes sont affectés à des missions plus spécifiques :

  • Valise diplomatique entre le ministère des Affaires étrangères et les aéroports.
  • Surveillance du concours de l’École polytechnique9

Le régiment de cavalerie

Le régiment de cavalerie de la Garde républicaine attendant d’ouvrir le défilé des troupes montées, défilé du 14 juillet 2008 (sur les Champs-Élysées, Paris)

Le régiment de cavalerie comprend 480 militaires et civils, dont à peu près 10 % de femmes. Il s’agit de la plus grande formation montée au monde et de la dernière unité à cheval de l’armée française. Elle est jumelée depuis 1989 avec le Reggimento di carabinieri a cavallo italien et depuis 1998 avec le Household Cavalry Mounted Regiment britannique et la Garde rouge sénégalaise.

Le régiment se compose :

Membres du régiment de la cavalerie, le 14 juillet 2009, « sabre au clair » (tiré hors du fourreau).

Il possède environ 470 chevaux (hongres ou juments), dont plus de 90 % de race selle Français, le reste appartenant à d’autres stud-book étrangers ou trotteurs français, tous répartis par robes : les cuivres de la fanfare et le 1er escadron sont montés en alezans, le 2e escadron en bais et le 3e escadron en bais bruns. Seuls les deux timbaliers et les trois chevaux de l’étendard sont gris.

Les chevaux sont sélectionnés avec un soin particulier : ils doivent mesurer 1,65m minimum, être de robe franche, avoir de bons aplombs et être agréables à l’œil. Chics, porteurs sans trop de sang. À l’âge de trois ans, ils intègrent le centre d’instruction équestre de Saint-Germain-en-Laye, où ils sont préparés pendant deux ans. Cette période, appelée « débourrage », n’est cependant pas un entraînement à proprement parler. L’apprentissage militaire commence vraiment au sein du régiment de Cavalerie, comme au quartier des Célestins, près de Bastille, qui accueille environ 184 chevaux. Chaque année, la Garde réforme une cinquantaine de chevaux (10 %).

Le régiment possède une section de sportifs de haut niveau, à laquelle appartenait notamment jusqu’en 2010 Hubert Perring, champion de France de dressage en 2005, membre de l’équipe de France pour les Jeux équestres mondiaux de 2006. Le régiment de cavalerie a permis à deux cavaliers de participer aux Jeux olympiques de dressage (Barcelone en 1992 avec Serge Cornut sur Olifant et Pékin en 2008 avec Hubert Perring sur Diabolo Saint Maurice).

La fanfare du régiment de cavalerie

La Fanfare de Cavalerie

Créée en 1848 ; elle comprend alors douze trompettes. Ses effectifs sont aujourd’hui composés d’un officier trompette-major, de deux timbaliers, 21 trompettes d’ordonnance, 5 trompettes basses, 4 trompettes contre-basses et 5 trompettes cors. Les trompettes sont montées sur des chevaux alezans ; ceux des timbaliers de robe grise sont un arabo-boulonnais et un pur sang x percheron, soit des croisements capables de supporter les 25 kg des timbales.

Les timbales furent offertes en 1937 par la ligue hippique de l’Île-de-France.

Les personnels de la fanfare sont des musiciens de formation, qui apprennent à monter à cheval au centre d’instruction de Saint-Germain-en-Laye. La fanfare du régiment de cavalerie est la seule formation européenne à défiler au trot.

Les trompes de chasse

Associés à la « Maison du Roy » (voir ci-dessous), les douze sonneurs interprètent des airs de vènerie mais également des fanfares de circonstance et des fantaisies.

Les Formations Spéciales de la cavalerie

Le régiment de cavalerie présente deux démonstrations et quatre reprises :

  • L’équipe de démonstration de sécurité publique (EDSP) présente les savoir-faire techniques de la Garde dans le domaine de la sécurité publique (incluant les exercices nécessaires pour accoutumer les chevaux à tous les types d’environnement rencontrés dans ses missions).
  • Le Solo de dressage : Présentation d’un travail d’équitation traditionnelle reposant sur l’adhésion du cheval à la volonté du cavalier. Ce travail vise à « développer la force et la souplesse de l’animal tout en respectant son harmonie musculaire »
  • Le carrousel des lances: exécuté par trente-deux cavaliers sous les ordres d’un lieutenant et accompagnés par la fanfare de cavalerie. Dans la tradition de la chevalerie, les carrousels étaient des parades qui manifestaient la gloire militaire ainsi que la maîtrise et le courage des cavaliers.
  • La Maison du Roy : Créée par le roi Charles VII, la « Maison militaire du Roy » rassemblait plusieurs milliers d’hommes et formait l’élite des armées royales. Elle était chargée de la protection du souverain et, en temps de guerre, elle était présente sur tous les champs de bataille. Enfin elle avait également le rôle de former les officiers. Cette évocation de la Maison du Roy sous Louis XV, en costumes d’époque et accompagnée par les hautbois, les tambours et les trompes de chasse, présente les principaux exercices de dressage du cheval selon les règles de l’Ecole française du XVIIIe siècle.
  • La reprise des tandems : Reprise exécutée par huit cavaliers qui font évoluer seize chevaux au moyen de longues rênes. Ces tandems, composés d’un cheval de tête – ou cheval de flèche – et d’un cheval monté – ou porteur – effectuent des figures aux trois allures (marche, trop, gallop) et en musique.
  • La reprise des douze : Evolution de douze cavaliers sous les ordres d’un sous-officier, maître de manège. L’accent est mis sur les évolutions symétriques et les alignements rigoureux en vue d’obtenir un spectacle plaisant et harmonieux.

Postes à cheval permanents

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