randonnée dans les cévennes

Les Cévennes forment une chaîne montagneuse faisant partie du Massif central, à cheval sur les départements français de la Lozère et du Gard, prolongeant au sud les monts du Vivarais situés en Ardèche et en Haute-Loire, et au nord les monts de Lacaune et de l’Espinouse situés en partie dans le département de l’Hérault.

Au sens large, elles sont à cheval sur neuf départements : le Tarnmagna, l’Aude, l’Hérault, l’Aveyron, le Gard, la Lozère, l’Ardèche, le Rhône et la Loire. Au sens strict en revanche, elles ne concernent que les départements de la Lozère et du Gard. Le Parc national des Cévennes est d’ailleurs situé en Lozère pour sa majeure partie. Le point culminant est le mont Lozère au pic de Finiels (1 699 m). Un des points les plus remarquables est le mont Aigoual (1 567 m) à la limite du Gard et de la Lozère. Il s’agit d’une chaine de basse et moyenne montagne, formée de nombreuses vallées encaissées

La région reste aujourd’hui encore particulièrement enclavée. Elle constitue une marge territoriale tant au niveau socio-économique qu’au niveau écolo-climatique. Elle est caractérisée au niveau bio-géographique par un très fort gradient altitudinal4.

Les principaux villes et villages de la région sont Alès, Le Vigan, Sumène, Valleraugue, Ganges, Saint-Hippolyte-du-Fort, Sauve, Lasalle, Saint-André-de-Valborgne, Saint-Jean-du-Gard, Anduze, Florac, Saint-Germain-de-Calberte, le Pont-de-Montvert, Villefort, Génolhac, Bessèges, Saint-Ambroix, Les Vans.

Le climat des Cévennes est méditerranéen et devient progressivement montagnard en fonction de l’altitude. Il se caractérise par de fortes précipitations aux équinoxes (surtout en automne) et une sécheresse estivale parfois importante. Le gradient de précipitation annuelle est très fort entre la ligne Sauve-St Ambroix en passant par Alès (1 000 mm environ) et le sommet du mont Aigoual ou les contreforts du mont Lozère (plus de 2 000 mm) soit plus de 1 000 mm en une trentaine de kilomètres.

Les Cévennes sont le théâtre des épisodes cévenols (ou effet cévenol) : ce sont des pluies diluviennes accompagnées d’orages très localisés parfois stationnaires sur quelques heures, voire quelques jours. Elles sont principalement dues à la rencontre entre l’air froid venant de l’océan Atlantique touchant par l’ouest les sommets des Cévennes et l’air chaud et humide du sud remontant de la mer Méditerranée. En hiver, les chutes de neige peuvent y être très importantes, plus d’un mètre sur 24 heures.

L’économie cévenole repose actuellement en grande partie sur le tourisme vert et une agriculture de petites exploitations (élevage).

Le paysage reste marqué par son exploitation passée en terrasses pour la culture des vignes, des oliviers, de la châtaigne et du mûrier. Les Cévennes furent en effet un haut lieu de la production de la soie, et des bas. De nombreuses magnaneries et filatures subsistent dans le paysage.

Dans certaines vallées, la culture de variétés anciennes telles que l’oignon doux des Cévennes (AOC), communément appelé « raïolette », et la pomme reinette du Vigan redynamisent le tissu économique.

  • La corniche des Cévennes : la D 907, ancienne route royale puis nationale, entre Saint-Jean-du-Gard et Florac, fut aménagée au début du XVIIIe siècle pour faciliter les déplacements des troupes de Louis XIV luttant contre les camisards. Au départ de Florac, elle emprunte la vallée du Tarnon, via Saint-Laurent-de-Trèves(des empreintes de pieds d’une variété de dinosaures, les grallators y ont été découvertes) passe au pied des falaises calcaires du Causse Méjean, passant par Can de l’Hospitalet en plein pays camisard, puis suit le rebord du plateau dominant la vallée française drainée par le Gardon de Sainte-Croix, offrant de beaux panaramas, en particulier au sommet du col des Faïsses, et jusqu’à Barre-des-Cévennes, sur le mont Lozère, le massif de l’Aigoual et la vallée Française. Plus vers le sud, à partir du hameau du Pompidou, la route suit des affleurements de schistes, traversant des châtaigneraies, avant de descendre sur Saint-Jean-du-Gard.
  • La vallée Française : vallée du Gardon de Sainte-Croix, elle doit son nom au fait qu’elle constituait une enclave franque en pays wisigoth. Elle demeure une vallée où domine le protestantisme. Elle fut décrite par Robert Louis Stevenson, qui la parcourut en 1878 en compagnie de Modestine, dans son livre Voyages avec un âne à travers les Cévennes11. Son itinéraire a été repris par un sentier de grande randonnée, le GR 7012.

La richesse de la faune du Parc national est caractérisée par la présence de 70 espèces de mammifères (sur 135 en France), 195 espèces d’oiseaux (dont 135 nicheuses), 16 espèces d’amphibiens, 15 espèces de reptiles, 23 espèces de poissons et plus de 2 000 espèces d’invertébrés (dont 1 824 d’insectes).

Les mammifères

Si le retour des ongulés (sanglier, cerf, chevreuil, mouflon, et pour les massifs autres que les Cévennes, chamois et bouquetins) est le fait d’une action volontariste de l’homme, celui de carnivores comme la loutre, le loup et le lynx résulte d’une expansion spontanée de ces espèces.

Les oiseaux

Les rapaces (avec 27 espèces, dont 3 de vautours) et les oiseaux des milieux ouverts sont très bien représentés.

Les invertébrés

L’étagement de ce territoire, du piémont méditerranéen aux sommets de Lozère et de l’Aigoual,et la grande diversité des milieux sont à l’origine de la richesse exceptionnelle (plus de 2000 espèces recencées).

La flore des Cévennes

Constituant la limite sud du Massif Central, les vallées cévenoles bénéficient d’une nette influence méditérranéenne. Elles contrastent particulièrement avec les régions plus méridionales voisines, notamment par la dominance du schiste qui forme des reliefs particulièrement escarpés malgré l’altitude peu importante de ce massif.

La châtaigneraie

Si le botaniste présente en premier lieu le chêne vert et son cortège, l’ethnologue donnera la primauté au châtaignier (Castanea sativa), l’arbre à pain des Cévennes.
Cet arbre a longtemps été la base de l’économie rurale cévenole, fournissant bois d’œuvre et de chauffage et surtout la châtaigne, aliment principal durant la majeure partie de l’année.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *